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« Lorsque Gregor Samsa s’éveilla un matin, au sortir de rêves agités, il se trouva dans son lit métamorphosé en un monstrueux insecte. Il reposait sur son dos qui était dur comme une cuirasse, et, en soulevant un peu la tête, il apercevait son ventre bombé, brun, divisé par des arceaux rigides, au sommet duquel la couverture du lit, sur le point de dégringoler tout à fait, ne se maintenait que d’extrême justesse. D’impuissance, ses nombreuses pattes, d’une minceur pitoyable par rapport au volume du reste, papillonnèrent devant ses yeux. « Qu’est-il advenu de moi ? » pensa-t-il. Ce n’était pas un rêve. »
Premières phrases d’un cauchemar éveillé. Notre héros se débat dans un corps qui n’est pas le sien. Cette nouvelle « excessivement répugnante » est le fruit de l’angoisse existentielle de Kafka.
Vous serez surpris de vous prendre d’affection et de compassion pour les cafards et les cloportes.
Nouvelle parue en 1915, dans la revue « des Weisse Blätter ».
Traduit de l’allemand par Claude David. 144 p.




